Blog·10 août 2026

Endométriose et Lagree : peut-on continuer à bouger quand on souffre ?

Bouger fait-il vraiment du bien quand on vit avec l'endométriose ?

Coach accompagnant une pratiquante sur une machine Micro Pro - SLOMO Lagree Studio Toulouse

L'endométriose touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer.

Douleurs pelviennes, fatigue chronique, douleurs pendant les règles, troubles digestifs, douleurs lombaires… les symptômes sont parfois si intenses qu'ils rendent toute activité physique impensable.

Pendant longtemps, beaucoup de femmes ont entendu qu'il fallait simplement « se reposer ». Aujourd'hui, les recommandations sont plus nuancées.

La recherche suggère qu'une activité physique adaptée peut, chez certaines femmes, contribuer à améliorer la qualité de vie, à condition d'être individualisée et de respecter les périodes de crise.

Alors, le Lagree® peut-il avoir sa place ? La réponse est : oui, pour certaines femmes, mais avec des adaptations et jamais au détriment de la douleur.

L'endométriose, ce n'est pas « juste des règles douloureuses »

L'endométriose est une maladie inflammatoire chronique dans laquelle un tissu ressemblant à celui de la muqueuse utérine se développe en dehors de l'utérus.

Elle peut toucher les ovaires, le péritoine, les ligaments, la vessie, les intestins et parfois d'autres organes.

Les symptômes varient énormément d'une femme à l'autre. Certaines vivent avec peu de douleurs. D'autres souffrent quotidiennement.

Il n'existe donc pas une seule façon de pratiquer une activité physique lorsque l'on est atteinte d'endométriose.

Source : has-sante.fr

Pourquoi l'activité physique est-elle recommandée ?

Les sociétés savantes ne considèrent pas le sport comme un traitement de l'endométriose.

En revanche, elles reconnaissent qu'une activité physique régulière peut participer à une meilleure qualité de vie. Chez certaines femmes, elle peut notamment contribuer à :

  • diminuer le stress
  • améliorer le sommeil
  • réduire la fatigue
  • préserver la masse musculaire
  • améliorer la mobilité
  • favoriser le bien-être psychologique

L'effet sur la douleur est très variable selon les personnes. Certaines ressentent une amélioration. D'autres préfèrent interrompre leur pratique pendant les périodes les plus douloureuses.

Les deux situations sont parfaitement normales.

Source : eshre.eu

Pourquoi le Lagree peut être intéressant

Le Lagree présente plusieurs caractéristiques qui peuvent convenir à certaines femmes atteintes d'endométriose.

Des mouvements lents et contrôlés

Contrairement aux activités très explosives, le Lagree privilégie des mouvements précis et maîtrisés.

Cette approche permet souvent de mieux écouter son corps et d'ajuster l'intensité si nécessaire.

Une intensité modulable

Contrairement aux idées reçues, le Lagree n'est pas « tout ou rien ».

La résistance peut être modifiée. L'amplitude des mouvements peut être réduite. Certaines positions peuvent être remplacées. Le coach peut adapter la séance en fonction de votre état du jour.

Renforcer sans multiplier les impacts

Certaines femmes trouvent les activités avec beaucoup de sauts ou de courses inconfortables pendant certaines périodes du cycle.

Le Lagree permet un travail musculaire intense avec très peu d'impacts. Ce n'est pas forcément mieux pour tout le monde, mais cela peut être une option intéressante lorsque les impacts sont mal tolérés.

Les jours où la douleur est présente

Il est important de rappeler une chose essentielle : la douleur est une information.

Lors d'une poussée douloureuse importante, il n'est pas toujours souhaitable de maintenir un entraînement intense. Certaines femmes préféreront :

  • marcher
  • pratiquer quelques exercices de mobilité
  • respirer
  • ou simplement se reposer

Et c'est parfaitement acceptable.

Écouter son corps ne signifie pas abandonner. Cela signifie adapter son activité.

Quels exercices peuvent nécessiter une adaptation ?

Selon les symptômes et leur localisation, certaines femmes peuvent trouver inconfortables :

  • les exercices augmentant fortement la pression abdominale
  • certaines positions prolongées
  • les mouvements provoquant une douleur pelvienne

Chez SLOMO, nous encourageons toujours nos clientes à nous signaler leur endométriose. Cela nous permet de proposer des adaptations lorsque c'est possible.

Chaque femme est différente. Chaque séance peut l'être aussi.

Le mouvement peut aussi faire du bien au moral

Vivre avec une douleur chronique est éprouvant. L'endométriose peut avoir des répercussions sur :

  • le sommeil
  • la confiance en soi
  • la vie sociale
  • le moral

L'activité physique régulière est reconnue pour améliorer le bien-être psychologique grâce, notamment, à la libération d'endorphines et à une meilleure gestion du stress.

Même lorsque l'objectif n'est pas la performance, bouger peut redevenir un moment pour soi.

Ce que nous croyons chez SLOMO

Nous ne croyons pas qu'il faille « forcer ». Nous croyons qu'il faut écouter.

Certaines semaines, vous pourrez repousser vos limites. D'autres semaines, votre victoire sera simplement d'être venue… ou d'avoir choisi de vous reposer.

L'important est de construire une pratique durable, respectueuse de votre corps.

Parce que l'endométriose n'est pas un manque de volonté. C'est une maladie. Et un bon entraînement est toujours celui qui s'adapte à la personne, jamais l'inverse.

Ce qu'il faut retenir

  • L'endométriose est une maladie inflammatoire chronique qui nécessite une prise en charge médicale adaptée.
  • L'activité physique ne traite pas l'endométriose, mais elle peut améliorer la qualité de vie de certaines femmes.
  • Le Lagree peut constituer une option intéressante grâce à ses mouvements lents, son faible impact et ses nombreuses possibilités d'adaptation.
  • Les séances doivent toujours être adaptées aux symptômes et à l'état du jour.
  • En cas de douleur importante, il est normal et parfois préférable de réduire l'intensité ou de se reposer.

Références scientifiques

  • European Society of Human Reproduction and Embryology — Endometriosis guideline.

    Ces recommandations soulignent l'importance d'une prise en charge personnalisée de l'endométriose, intégrant notamment les mesures de qualité de vie et les préférences des patientes.

    eshre.eu
  • Haute Autorité de Santé — Prise en charge de l'endométriose.

    La HAS rappelle que l'endométriose est une maladie chronique nécessitant une approche multidisciplinaire. L'activité physique peut faire partie des mesures de soutien lorsqu'elle est adaptée à la patiente.

    has-sante.fr
  • Revues scientifiques sur activité physique et endométriose.

    Plusieurs revues suggèrent que l'activité physique régulière pourrait contribuer à améliorer certains symptômes et la qualité de vie chez certaines femmes atteintes d'endométriose, même si les preuves restent limitées et que des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Cet article est destiné à informer le grand public. Il ne remplace pas un avis médical. En cas d'endométriose, demandez toujours conseil à votre gynécologue ou à un professionnel de santé avant de reprendre ou de modifier une activité physique.